samedi, 05 juillet 2008
Goutez une pasteque commeça et vous me direz des nouvelles
22:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles
mercredi, 18 juin 2008
Vivons au Potager
Vivons au Potager
LES LÉGUMES PRIMEURS
pour prendre de l’avance
sur le printemps
DES LÉGUMES FRAIS
AU QUOTIDIEN
avec les semis échelonnés
LES LÉGUMES FRUITS
DE L’ÉTÉ
LA CONSERVATION
DES LÉGUMES
pour retrouver les saveurs
de l’été jusqu’au coeur
de l’hiver
DES LÉGUMES POUR
L’AUTOMNE ET L’HIVER
avec les semis d’été
pour des récoltes gorgées de soleil
2
En été, le potager est généreux et produit en abondance desavoureux légumes. Mais les récoltes ne se limitent pas à cette
saison. Imaginez le plaisir de croquer, au début du printemps,
les premiers légumes annonçant le retour des beaux jours et
de poursuivre les cueillettes à l'automne et en hiver, alors que
le jardin commence à s'endormir.
Ces récoltes se préparent à l'avance en choisissant les espèces
et variétés adaptées à chaque période de cultures et en planifiant
les semis. Quelques techniques vous aideront également
à étaler votre production.
Pour retrouver les saveurs du potager tout au long
de l'année, suivez ces conseils.
3
Après les rigueurs de l’hiver, c’est
l’attente des beaux jours pour
retrouver le potager, commencer les
premiers semis et rêver aux légumes
que l’on va récolter.
Alors, pourquoi ne pas prendre de
l’avance sur le printemps ?
Pour cela, il convient tout d’abord
de choisir des espèces et des variétés
bien adaptées aux cultures
précoces. En effet, tous les légumes
ne supportent pas d'être bousculés
dans leur rythme de croissance pour
arriver "en primeur" dans votre
assiette. Les sélectionneurs ont créé
des variétés bien adaptées à ce type
de culture : carottes courtes améliorées
à forcer ou hâtives, radis ronds
ou demi longs à forcer, choux nains
ou brocolis très hâtifs. Ils sont facilement
reconnaissables aux mentions
"pour semis sous abris",
"culture hâtive", "culture forcée",
"primeurs", généralement indiquées
sur les sachets de graines.
Prenez de l’avance avec les légumes primeurs
HÂTER OU FORCER ?
Comme le savent les jardiniers expérimentés, le secret de la réussite peut se
résumer ainsi : "Hâte-toi ... lentement". Au potager, cette devise prend toute sa
valeur avec l'attente du printemps. Cependant, sans attendre le retour des journées
chaudes et ensoleillées, vous pouvez commencer les semis et accélérer la production des
légumes, grâce à des techniques faciles à mette en oeuvre. Au début du printemps,
pour déguster vos légumes avant votre voisin, il suffit de pratiquer la culture hâtée ou
forcée. Contrairement à la culture dite "de pleine terre", qui ne nécessite ni matériel de
protection, ni source de chaleur, la culture "hâtée" utilise des protections spéciales :
serres, châssis, tunnels plastiques…
La culture forcée ajoute à ces derniers une source de chauffage, électrique par exemple.
D'autres techniques vous permettront également de "piéger" l'énergie solaire.
Les côtières ou ados sont des bandes de terre à proximité d'un mur exposé au sud.
La culture sur couches chaudes (amas de fumier et de feuilles mortes) permet également
de gagner quelques semaines précieuses sur les récoltes.
Les cultures hâtées ou forcées se pratiquent de janvier à mars.
Les
distributeurs
de produits
de jardin
proposent une
large gamme
de variétés.
N'hésitez pas à
leur demander
conseil pour
choisir les
variétés les
mieux adaptées
à vos
besoins et à
votre région.
4
Cette technique couramment pratiquée en maraîchage permet de hâter les
cultures et ainsi de récolter plus précocement vos légumes.
Elle consiste à étaler sur le sol un film plastique qui va favoriser la germination
des graines et la croissance des plantes. Ce film sert aussi de protection contre les
insectes et les pluies battantes.
La plasticulture
pour des récoltes plus précoces
Il est possible de réaliser des semis
précoces d’un grand nombre d’espèces
(betterave, carotte, céleri, chou, laitue,
navet, oignon, petits pois, radis, tomate…),
à condition de bien les protéger
du froid et de choisir les variétés adaptées
aux cultures précoces.
Le châssis est le système le plus classique.Il est constitué d’un coffre (en
bois, métal ou brique) recouvert
d’une plaque transparente
(en verre ou plastique)
qui se soulève
facilement à l’aide
d’une cale
(pour l’aération
et permettre les
arrosages).
Il peut être utilisé également
pour la transplantation
des plantes élevées en bacs ou en
godets. C’est un moyen de les
endurcir progressivement aux
conditions extérieures.
Le tunnel plastique sert également àprotéger du froid les semis et les
jeunes plantes. Il est moins efficace
que le châssis mais plus facile à utiliser
car il peut être installé sur des semis
en place ou sur un lieu réservé
pour les semis en
pépinière.
Comme
pour le châssis,
aérez à chaque fois que le
temps le permet en relevant le
film plastique d’un côté. Vous éviterez
le développement de pourriture et les
éventuels « coups de chaleur » dans
les journées ensoleillées.
Des semis bien à l’abri
5
De janvier à mars, vous pouvez effectuer
les semis à l’intérieur pour les
aubergines, melons, concombres,
cornichons, choux, poivrons, poireaux,
céleris et tomates. Retardez les
dates de semis si, dans votre région,
vous ne pouvez repiquer en pleine
terre que tardivement (en mai).
Utilisez des caissettes ou des bacs
remplis d’un terreau de semis.
Vous les placerez dans un endroit
ensoleillé, près d’une fenêtre, et
suffisamment chaud.
Attention : si vous placez vos
semis sur un radiateur, laissez-
les uniquement le temps
de la germination, sinon
vous risquez de voir vos
plantules filer (c’est-à-dire
s’étirer en longs filaments).
Effectuez les semis en répartissant
régulièrement les graines sur toute la
surface. Recouvrez-les ensuite d’une
petite couche de terreau et humidifiez
avec un pulvérisateur. Il ne faut pas
semer trop dru. Pour accélérer la germination,
vous pouvez recouvrir non
hermétiquement le bac ou la caissette
d’une plaque de verre ou d’une feuille
de plastique. Lorsque les jeunes
plantes sont bien levées, il est conseillé
de les repiquer en godets avant la mise
en place définitive en
pleine terre.
Les godets permettent d’élever
les plantes individuellement et
de les transplanter bien enracinées
dans une motte relativement
solide que l’on enterre
sans la briser. On évite ainsi
tout choc de transplantation.
Des semis bien au chaud !
LES SEMENCES ONT
BESOIN DE CHALEUR POUR BIEN
DÉMARRER
Les semences ont besoin de chaleur
pour bien germer et obtenir une levée
rapide et régulière. Ces besoins sont
différents suivant les espèces.
Voici les températures minimales du sol
à respecter au moment du semis pour
les principales espèces :
8 à 10 °C : épinard, oignon, radis
10 à 12 °C : carotte, chicorée, chou,
laitue, pois
15 à 18 °C : céleri, cornichon,
haricot, melon, tomate
18 à 20 °C : aubergine
Une température trop basse bloque
la germination et les graines risquent
de pourrir.
Il faut donc attendre avant de semer
que le sol soit suffisamment réchauffé.
6
QUAND SEMER SOUS ABRI (CHÂSSIS, TUNNEL)
ET RÉCOLTER VOS LÉGUMES PRIMEURS?
Espèces sdPoeéu rssie oamdbeirs i dPeé rréiocodlete
Carotte hâtive janvier à mars avril à mai
Chou hâtif février à mars juin à août
Laitue à forcer janvier à février mai
Navet janvier à février avril à mai
Petit pois hâtif dès février juin à août
Poireau mars à avril septembre
Radis à forcer janvier à mars février à août
QUAND SEMER VOS LÉGUMES À L’INTÉRIEUR
(EN CAISSETTES, BACS OU GODETS)
ET LES REPIQUER EN PLEINE TERRE ?
Période Période
Espèces de semis de repiquage
à l’intérieur en pleine terre
Aubergine mars à avril mai
Céleri à côte février à mars mars à mai
Chou pommé janvier à mars avril à juin
Chou-fleur janvier à mars avril à juin
Concombre/cornichon mars à avril mai
Melon mars à avril mai
Poireau février à mars avril à mai
Tomate janvier à mars avril à mai
Les légumes d'été (aubergines, courgettes, melons, tomates, poivrons…) sont
plus frileux que les autres légumes et ils craignent les gelées tardives de printemps.
C'est pourquoi ils doivent être semés dans un sol bien réchauffé.
Sans attendre les beaux jours, vous pouvez semer ces espèces à l'intérieur de
votre maison ou dans une serre chauffée et ainsi gagner quelques semaines pour
leurs récoltes.
Préparez vos récoltes d'été
7
Quel plaisir de faire sa cueillette quotidienne au potager.C'est la meilleure façon de savourer des légumes très frais et
gorgés de vitamines. Pour déguster régulièrement une palette
variée de légumes, il convient de bien choisir les variétés en
fonction de la date de semis et de la période de culture, ainsi
que d'échelonner les semis toutes les 2 ou 3 semaines pour
étaler la production.
8
Très souvent, le potager est placé au
fond du jardin.
Place à l'imagination : pourquoi ne
pas installer les légumes "cueillette"
le plus proche possible de la maison,
près de la cuisine ou d'un accès
facile. Prévoyez l'emplacement des
passages qui faciliteront ultérieurement
les récoltes. N'hésitez pas à les
engazonner pour accéder de tout
temps à vos légumes.
Les plantes aromatiques trouveront
facilement leur place en bordure
d'allées à côté des légumes ou des
fleurs. Vous pouvez également les
regrouper près de la maison pour
constituer un massif. Grâce à la
diversité des coloris et de la forme
de leur feuillage, elles constitueront
un élément du décor de votre jardin.
En rentrant du travail, c'est agréable
de retrouver le potager, d'y puiser
des idées pour préparer le repas et
de choisir les plus beaux légumes.
Préparés aussitôt en crudités ou
cuits simplement
à la vapeur,
vous profiterez
pleinement de
leur fraîcheur et
des vitamines qu'ils contiennent.
Pour des cueillettes quotidiennes ou
presque, pensez à cultiver des
tomates, des radis, des laitues, des
haricots verts, des carottes, des
concombres, des petits pois…
Vous pourrez également étonner
votre famille avec des tomates
cerises, délicieuses à l'apéritif.
Pour accompagner le goût de ces
légumes fraîcheur sur vos papilles,
n'oubliez pas les plantes
aromatiques : persil,
ciboulette, basilic ; sauge,
cerfeuil, sarriette annuelle…
Faciles à cultiver, ces plantes
pourront également être
cueillies aisément
au fur et à
mesure des
besoins.
Des légumes frais au quotidien
Des légumes à portée de main
Ne semez pas tout le sachet de
graines en une fois sinon vos
récoltes seront trop groupées et vos
menus peu variés. Semez des petites
quantités à plusieurs reprises tous
les 15 jours par exemple.
Vous pourrez ainsi étaler les productions
et récolter au fur et à
mesure de vos besoins de savoureux
légumes pleins de vitamines.
Pour des récoltes de qualité, les
plantes ne doivent par être trop serrées.
Vous devez donc semer clair et
éclaircir dès que les jeunes plantes
atteignent 2 à 3 cm.
Après la levée, le désherbage et
l'arrosage devront être réguliers tout
au long de la croissance de vos
légumes, avant de les retrouver dans
votre assiette.
9
LA RÉUSSITE DES LÉGUMES "CUEILLETTE" COMMENCE DÈS LE SEMIS
Le succès de la culture des légumes commence dès le semis.
Les graines sont vivantes et elles ont besoin d'air, d'eau et de chaleur
pour germer et obtenir une bonne levée. Après un temps froid, attendez
que le sol soit suffisamment réchauffé pour semer.
N'oubliez pas de tasser la terre après le semis pour faciliter la remontée
d'eau ou le maintien de l'humidité. Ne semez pas trop profond. Plus une
graine est petite, plus elle doit être placée en surface : à 0,5 cm pour les
laitues, les tomates, les carottes ; à 1 cm pour les radis ronds ; à 2 cm pour
les haricots ; à 3 cm pour les radis longs.
Ne semez pas trop dru les petites graines. Pour cela, vous pouvez les
mélanger avec du sable. Pour que les plus grosses graines germent plus
rapidement, trempez-les la veille du semis dans un verre d'eau tiède.
Des semis échelonnés pour des récoltes régulières
10
En été, le potager récompense le travail du jardinier parune profusion de légumes de toutes sortes. Cet été gourmand
se prépare dès le printemps avec le choix des légumes à cultiver
et la réalisation des semis. En complément des incontournables
carottes, laitues, petits pois, haricots et radis,
pensez aux légumes fruits qui illumineront votre potager par
leurs couleurs chaudes.
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Pour se rafraîchir en été, rien ne vaut une bonne
salade de crudités et de légumes
bien juteux : tomates,
concombres…
N'hésitez pas à y associer, si votre
région permet leur culture, les
saveurs sucrées des melons et
des pastèques.
C'est en été que vous
pourrez également
récolter d'autres
légumes "fruits" :
aubergines, courgettes, cornichons,
poivrons…
Des légumes "fruits" gorgés de soleil
Les légumes "fruits" sont souvent
originaires de régions chaudes :
l'Inde pour l'aubergine et le
concombre, l'Amérique du Sud
pour la tomate, la courgette et le
poivron, l'Afrique pour le melon et
la pastèque. Ils aiment la chaleur et
le soleil.
Les tomates, courgettes, concombres
et cornichons sont faciles à réussir
dans toutes les régions à condition
de bien soigner les semis.
Pour l'aubergine, le melon, le poivron
et la pastèque, assurez-vous
auprès de votre distributeur que
vous pouvez les cultiver aisément
en plein air dans votre région, surtout
si les printemps sont tardifs et
les étés peu ensoleillés.
Il convient de noter que les nouvelles
variétés de ces légumes, les
hybrides en particulier, ont gagné
en précocité ce qui permet
d'étendre leurs zones de culture.
De plus, elles simplifient la vie du
jardinier en demandant moins d'entretien
: résistance aux maladies et
suppression de la taille comme pour
le melon ou les tomates.
Des légumes qui aiment la chaleur
PLANTEZ DIRECTEMENT, POUR GAGNER DU TEMPS
Si vous manquez de temps ou de place dans le jardin, vous pouvez
choisir des plants en mottes de vos légumes “fruits”.
Ils sont préparés par des spécialistes dans les meilleures conditions sanitaires.
Vous les planterez directement en pleine terre à partir de mi-mai
et en juin pour un climat moyen, un peu plus tôt dans les régions à
printemps chaud. Trempez bien les mottes avant de planter, en prenant
soin de ne pas les briser, et arrosez copieusement après la plantation.
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L’objectif de la taille est d’obtenir une bonne et rapide mise à fruits en favorisant
la ramification et en limitant le développement de la végétation.
Aubergine, poivron
Pour l’aubergine, étêtez la tige principale au-dessus de la première fleur.
Vous ne conserverez que 3 à 4 tiges par plant en supprimant toutes les
autres. Vous limiterez ensuite la croissance de ces tiges au-dessus de la
seconde fleur pour obtenir 6 à 8 fruits.
Le principe est identique pour le poivron, l’objectif étant d’obtenir 10 à 15
fruits.
La taille des légumes “fruits” :
le secret des récoltes réussies
QUAND ET COMMENT SEMER VOS LÉGUMES “FRUITS”?
Semis semis semis
Espèces à l’intérieur à l’abri ou plantations
(en terrines ou godets) (châssis ou tunnel) à l’extérieur
mai
Aubergine mars à avril avril (Sud-Ouestet Midi uniquement)
Concombre mars à avril avril mai
Cornichon mars à avril avril mai
Courgette avril - mai à juin
Melon mars à avril - mai
Pastèque - - avril-mai
(Midi uniquement)
Pooui vpriomne nt doux mars à avril - mai
Tomate janvier à mars mars à avril mai
Les semences des légumes “fruits”
ont besoin de beaucoup de chaleur
pour bien germer et les plantules ne
supportent pas la moindre gelée
blanche printanière. C’est pourquoi
les semis sont réalisés à l’intérieur
(terrines ou caissettes pour les
aubergines, les tomates ; en godets
pour les courgettes, les melons) ou à
l’abri (sous châssis ou sous tunnel).
Dans le Sud-Ouest et le Midi, il est
possible de semer directement en
pleine terre à condition d’attendre
que le sol soit suffisamment
réchauffé.
Pour les concombres, les cornichons,
les courgettes, les melons et
les pastèques, semez en poquets,
c’est-à-dire par groupe de 3 à 5
graines placées ensemble. Après la
levée, vous ne garderez que les deux
plants les plus vigoureux.
Semez bien au chaud
4e taille
fruit
fleur femelle
2e taille
3e feuille2e feuille
1e taille
cotylédon
13
Tomate
Parmi les variétés à “port indéterminé”,
les nouvelles variétés hybrides demandent
simplement un ébourgeonnage,
c’est-à-dire que vous supprimez tous les
bourgeons qui se développent à l’aisselle
des feuilles.
Lorsque vous avez obtenu 4 ou 5 bouquets
de fleurs, étêtez la plante pour favoriser la maturation des fruits.
Certaines variétés, dites “à port déterminé”, cessent d’elles-mêmes
la croissance et ne nécessitent pas d’étêtage.
Concombre, cornichon
Pour le concombre et le cornichon, la taille permet
d’obtenir rapidement les rameaux porteurs
des fleurs. Dès que la plante a formé 3 ou 4 feuilles,
taillez la tige principale au-dessus de la seconde feuille.
C’est suffisant pour le cornichon. Cependant il est indispensable
de cueillir les fruits régulièrement sans les laisser
grossir pour éviter d’arrêter la production.
Pour les concombres, vous compléterez
l’étêtage en taillant au-dessus de la
4e feuille des rameaux secondaires.Vous taillerez ensuite à une feuille
au-dessus de chaque fruit formé.
Melon
Pour le melon, écimez-le au-dessus de la seconde feuille dès que la plante en
a formé 3 ou 4 et retirez les 2 cotylédons.
Répétez cette
opération pour
les rameaux de
3e génération.
1e taille2e taille
3e taille
Taillez ensuite les tiges secondaires
au-dessus de la 3e feuille.
Dès la formation des fruits, taillez
chaque tige pour ne conserver que
3 à 5 fruits par pied
afin de permettre
une bonne
maturation.
3e taille
3e feuilleIl convient
de noter que
certaines
nouvelles
variétés ne se
taillent pas,
à l’exception
de l’écimage.
14
C’est fraîchement cueillis et consommés aussitôt que vousappréciez le plus les légumes de votre jardin. Mais certaines
récoltes n'attendent pas et vous pouvez être parfois submergé
de savoureux légumes. Comme la fourmi dans la fable de
Jean de La Fontaine, profitez de cette profusion de légumes
pour les "stocker" et les retrouver l'hiver.
Avant de découvrir les différentes méthodes de conservation
des légumes, commençons par quelques conseils de bon sens
pour gérer cette abondance.
15
Jardiner doit être un plaisir et il est
inutile d'avoir les yeux plus gros
que le ventre. Il convient donc
d'adapter la taille du potager à
l'appétit de votre famille et
au temps que vous pouvez
y consacrer. Limitezvous
à une surface "raisonnable".
Il est généralement
admis qu'une surface comprise
entre 200 et 250 m2 est suffisantepour une famille de 4 personnes
(2 adultes et 2 enfants).
A vous de corriger ce chiffre
en fonction du goût de
votre famille pour les
légumes et de votre temps
pour entretenir le potager.
Adaptez la taille de votre potager
à vos besoins
Même si vous avez adapté la surface
de votre potager à la taille de votre
famille et que vous avez échelonné
les récoltes, vous aurez certainement
un excédent de légumes. Bien
sûr, vos voisins et amis seront heureux
de partager votre production.
Mais vous apprécierez également de
retrouver quelques mois plus tard
les saveurs de vos légumes récoltés.
Pour cela, vous pourrez facilement
les congeler ou les stériliser, mais
aussi les conserver selon des
méthodes plus anciennes.
Imitez la fourmi
Pour étaler la production
et varier les
plaisirs de la table,
diversifiez les légumes
cultivés et échelonnez
vos semis.
Tenez compte également
des durées de culture des
légumes et de la précocité
des variétés. Vous pourrez
ainsi planifier vos semis en
fonction des périodes de
récolte escomptées.
Pour avoir
des points de
repère d'une
année sur
l'autre, procédez
avec méthode en
notant sur un petit
carnet les dates de
semis et de récolte
pour chaque espèce
et variété.
Planifiez vos semis et vos récoltes
16
◆ Ne congelez que des légumes à latempérature ambiante.
Si vous les avez cuits auparavant
(purée, ratatouille, potage…) attendez
qu'ils refroidissent avant de les
placer au congélateur.
◆ Fractionnez les quantités (plusieurssachets ou boîtes) et coupez les gros
légumes avant blanchiment pour
faciliter la congélation.
◆ Pour les petits pois, congelez lesgrains à plat sur une plaque pour éviter
la prise en masse, puis mettez-les
en sachet.
◆ Utilisez des sachets plastiques oudes boîtes hermétiques qui résistent
aux températures basses.
N'oubliez pas de les étiqueter (date,
nature du contenu). Reportez ces indications
sur un carnet inventaire qui
vous permettra de tenir un planning
précis de vos réserves en attendant les
prochaines récoltes.
◆ Chassez au maximum l'air des sacsplastiques et ne remplissez pas complètement
les boîtes (le froid dilate
les aliments).
◆ Ne recongelez jamais un produitdécongelé. Cependant, vous pouvez recongeler
un produit dégelé puis cuisiné.
◆ Vous pouvez cuisiner vos légumes,sans décongélation préalable, pour
une cuisson à l'eau ou dans une poêle.
La congélation est la méthode la
plus simple pour conserver un
grand nombre de légumes (haricots
verts, petits pois, carottes, chouxfleurs,
aubergines, tomates, courgettes,
épinards…) tout en préservant
leur goût et leurs qualités
nutritionnelles. Elle nécessite des
températures basses, inférieures
à -24 °C.
La plupart des légumes (haricot
vert, petit pois, épinard, courgette,
aubergine, choufleur,
tomate…)
peuvent se
congeler soit
crus,
soit cuits sous forme de ratatouilles,
de potages ou de plats cuisinés.
Les légumes que vous souhaitez
congeler doivent être frais (l'idéal
est de les congeler aussitôt après la
récolte) et sains (retirer les légumes
légèrement abîmés ou blessés).
Épluchez-les puis lavez-les avant de
les blanchir par petites quantités
pendant quelques minutes dans
l'eau bouillante. Ils garderont ainsi
leur fermeté, leur goût et leur couleur.
Égouttez et séchez
vos légumes avant de
les congeler.
La congélation
LES RÈGLES À RESPECTER
17
Cette méthode très simple concerne
principalement les plantes aromatiques
ainsi que des légumes graines
(haricots secs, fèves…). Pour les
plantes aromatiques, (romarin,
thym, sarriette, sauge officinale,
marjolaine, menthe, mélisse…)
cueillez-les puis faites-les sécher
séparément dans un local aéré,
sombre et chaud (20-21 °C).
Vous pouvez soit les étaler, soit les
suspendre en petits bouquets.
Retournez les plantes les premiers
jours pour que le séchage soit complet.
Une fois les plantes séchées,
vous les couperez en petits morceaux
puis vous les stockerez précieusement
dans des boîtes en métal
ou des bocaux, à l'abri de l'humidité
pour éviter le développement des
moisissures.
Quant aux légumes graines, placez
les récoltes, par temps ensoleillé,
sous des vitres ou sous un châssis
vitré du potager. Une fois déshydratées,
conservez les graines dans des
récipients à l'abri de l'humidité.
Le séchage
Vous pouvez
également faire
sécher les petits
bouquets au
soleil, en les
entourant d’une
feuille de journal
roulée en
forme de cône.
Si la chaleur a
bien chassé l'air
contenu dans
les bocaux,
les couvercles
doivent rester
fermés.
La stérilisation par la chaleur
était la méthode la
plus employée avant
que la congélation
ne soit mise à la
portée du grand
public. Cette
technique
baptisée "appertisation", du nom de
son inventeur François Appert,
nécessite une température supérieure
à 112 °C pour détruire les bactéries.
Cette température doit être
maintenue plus d'une demiheure
en autocuiseur haute
pression et plus de 2 heures
en stérilisation à pression
atmosphérique. L'élévation
de température chasse l'air des
bocaux où se trouvent placés
les légumes. Avant de retirer les
bocaux de l'autocuiseur ou du
stérilisateur, laissez redescendre
la température à 30 °C.
La stérilisation
18
Autrefois, l'huile permettait de garder
plusieurs mois certains légumes
(aubergine, artichaut, courgette,
concombre, poivron, tomate…),
tout en donnant un délicieux parfum
de la plante oléagineuse (huile
d'olive, de noix ou de pépin de raisin
par exemple).
Aujourd'hui, cette méthode est utilisée
pour constituer des huiles parfumées
aux herbes aromatiques qui
serviront pour l'assaisonnement des
crudités, des salades ou des
grillades. Placez dans un litre d'huile
quelques branches fraîches de la
"fine herbe" choisie, préalablement
lavées puis séchées. Laissez macérer
une semaine puis renouvelez les
branches. Laissez reposer encore
huit jours puis retirez les branches
et filtrez si nécessaire. Ajoutez une
branche fraîche pour décorer votre
délicieuse huile aromatisée.
Dans l'huile
Le vinaigre permet de conserver de
nombreux légumes : les cornichons
bien sûr, mais aussi les petits
oignons blancs, les carottes, les
petites tomates vertes ou mûres,
les petites têtes de choux-fleurs,
les petits pois, les haricots verts,
les jeunes épis de maïs doux,
les pointes d'asperges, les petits
melons… Les Anglais apprécient à
l'apéritif ces petits légumes conservés
dans du vinaigre, appelés
pickles. Si vous souhaitez
les imiter, cette recette est
très simple à préparer.
Choisissez des légumes bien fermes,
lavez-les. Vous les placerez dans un
bocal en verre. Rajoutez un bon
vinaigre d'alcool, titrant au moins 7
degrés, que vous aurez parfumé
avec un clou de girofle, du poivre
en grains, du thym, du laurier, de
l'estragon…
Pour cela, faites bouillir quelques
minutes les épices dans le vinaigre
et versez l'ensemble sur les légumes.
Laissez macérer 2 mois avant de
déguster ces délicieux petits
légumes.
Dans le vinaigre
19
C’est un plaisir de retrouver les légumes du potagerà l'automne, en hiver, voire même jusqu'au printemps de
l'année suivante, pour les déguster en crudités, en salades,
dans les pot-au-feu ou les soupes.
Pour préparer cette arrière-saison gourmande, il convient
de bien choisir les espèces et variétés en fonction de la date
de semis et de la période de culture, de soigner les semis,
d'arroser régulièrement les cultures et de les protéger
dès l'arrivée des premiers froids.
20
La plupart des légumes à récolter en
automne-hiver se sèment de mai à
septembre. Comme pour les semis
de printemps, la terre devra être
bien préparée, c'est-à-dire ameublie
et débarrassée des cailloux et autres
déchets de la culture précédente. Si
vous pratiquez la rotation des cultures,
il n'est pas nécessaire de
renouveler la fertilisation, mais un
apport de poudre d'os ou de compost
peut donner un coup de fouet
avant l'hiver. Semez de préférence
en ligne pour faciliter les arrosages
et binages ultérieurs et directement
en place.
En effet, les plantes repiquées en été
souffriraient de la chaleur. Respectez
les profondeurs de semis correspondant
à chaque légume. En été, il
convient de semer légèrement plus
profond qu'au printemps pour
bénéficier de l'humidité du sol.
Recouvrez les semis d'une fine
couche de terreau et tassez bien la
terre. Arrosez délicatement les
semis, en pluie fine pour ne pas
"déranger" les graines.
Pour obtenir le titre de légumes de
fin de saison, les candidats doivent
franchir de nombreuses épreuves :
sécheresse estivale, humidité automnale,
premiers frimas hivernaux.
Une petite tomate à la peau douce
n'a aucune chance de gagner face à
un chou robuste.
Les légumes qui
sortent
gagnants de
cette compétition
sont
beaucoup plus
nombreux
qu'on le pense :
betteraves rouges,
cardons, carottes,
céleris
(à côtes,
à couper, rave),
chicorées, choux
(pommés, frisés, de Bruxelles,
choux-fleurs), épinards, fenouil, laitues
d'hiver, mâche, navets, oignons
blancs, poireaux, poirées, pois d'hiver,
potirons, radis d'été et d'hiver…
Ces légumes demandent simplement
des soins plus attentifs depuis
le semis (de juin à septembre)
jusqu'aux récoltes (de l'automne
au printemps) pour limiter
les effets des caprices du
ciel. Certaines techniques
de
conservation
permettent
même de protéger
les plus frileux
pour les
déguster tout
l'hiver jusqu'au
retour des
beaux jours.
Des légumes pour l'automne et l'hiver
Des semis soignés
21
L'arrosage ne doit pas se limiter au
seul stade du semis. Quand le ciel
se montre avare, la régularité d'arrosage
est essentielle pour réussir les
cultures d'été. Cette régularité est
d'autant plus importante que les
semis sont récents.
En effet, les jeunes plantules, dont
les courtes racines ne peuvent aller
chercher l'eau en profondeur, souffrent
plus du manque d'eau que les
plantes adultes.
En règle générale, il faut éviter d'arroser
en plein soleil et sur les
feuilles de tous les légumes, sinon
vous risquez de brûler le feuillage et
vous favorisez le développement de
maladies qui apprécient les conditions
chaudes et humides.
Arrosez au pied des jeunes plantes
et au goulot, de préférence le soir.
Vous limiterez ainsi au maximum
l'évaporation et éviterez le choc de
différence de température entre
l'eau et les plantes.
Si vous avez oublié un arrosage, ne
vous culpabilisez pas car "arrosage
régulier" ne veut pas dire "excès
d'eau" qui peut provoquer l'asphyxie
et la pourriture des racines.
N'oubliez pas enfin qu'un "binage
équivaut à 2 arrosages". En effet,
l'action de briser la croûte qui se
forme à la surface de la terre permet
de freiner les pertes d'eau liées à
l'évaporation. De plus, ces binages
élimineront les mauvaises herbes
qui profitent de l'eau au détriment
des légumes.
Si vous n'avez pas le temps de biner
régulièrement, protégez le sol d'une
couche de paillettes de lin ou
d'écorces de pin. Ce paillage a pour
effet de limiter l'évaporation et le
développement des mauvaises
herbes.
Des arrosages réguliers
22
QUAND SEMER POUR RÉCOLTER DES LÉGUMES
DE L'AUTOMNE AU PRINTEMPS?
Époques de semis et de récolte des légumes d’arrière saison
pour un climat moyen (type Ile de France)
Époque Époque
Espèces de semis de récolte
Chou de Bruxelles avril à juin octobre à mars
Betterave rouge juin à mi-juillet septembre à février
Cardon mai octobre à avril
Carotte Juin à juillet septembre à décembre
Céleri mai à juin septembre à novembre
Chicorée juillet à août novembre à décembre
Choux pommés
• d’automne et d’hiver mars à mai août à novembre
• de printemps mi-août à mi-septembre avril à mai
Concombre juin août à octobre
Épinard juin-juillet ou septembre août à mars
Fenouil juin à août septembre à mars
Haricot mangetout, beurre ou à filet juin à juillet août à octobre
Haricot a écosser juin à mi-juillet septembre à octobre
Laitues d'été et d'automne juin à août août à octobre
Laitue d'hiver août à septembre décembre à février
Mâche août à septembre octobre à mars
Navet juillet à août octobre
Oignon blanc mi-août à mi-septembre avril à mai
Petit pois juin septembre à octobre
Poireau mi-juin ou fin août, début septembre mars à mai
Poirée juin à mi-juillet septembre à janvier
Potiron avril à juin septembre à novembre
Radis de tous les mois juin à septembre août à mi-décembre
Radis d'été juin à août mi-août à novembre
Radis d'hiver juin à août décembre à janvier
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mardi, 17 juin 2008
Guide du jardinier
Guide du jardinier
Qu’est-ce que le Réseau des jardins communautaires (Rjc)?
Un collectif de représentants de jardins communautaires établis
ou prévus et d’organismes associés, mais aussi des volontaires
travaillant ensemble pour ensemencer, cultiver et moissonner
les jardins communautaires dans la ville d’Ottawa.
Quelle est la mission du Rjc?
Travailler afin d’assurer que les citoyens de la ville d’Ottawa
trouvent dans leurs quartiers de l’information sur le jardinage et
un accès à des jardins communautaires, avec une attention
particulière mais pas exclusive, aux zones à forte densité de
population et aux personnes à faible revenu.
En agissant de la sorte, le Rjc s’engage pour un processus
démocratique, une gestion écologique et à travailler avec des
populations diverses.
Un jardin communautaire est...
une collection de jardins individuels dans un milieu urbain ou
de banlieue, qui fournit aux résidents un accès à la terre pour le
jardinage. Les jardins communautaires enjolivent des terrains
stériles ou inutilisées. Ils sont administrés par des membres de
la communauté. Ils servent aussi d’endroit où les voisins
peuvent se réunir et travailler ensemble pour prendre soin de
leur jardin, tout en cultivant fruits, légumes, fleurs
et fines- herbes.
Quels sont les avantages des jardins
communautaires?
Sécurité alimentaire et nutrition
Le jardinage fournit des légumes frais et nutritifs, des herbes et des fruits.
Les jardins communautaires peuvent jouer un rôle important en aidant les
personnes à bien manger lorsqu’elles n’ont pas les moyens d’acheter une
nourriture saine. Les jardins fournissent aux personnes à faibles revenus la
possibilité de cultiver une nourriture biologique, qui est souventdispendieuse dans les magasins de détail.
Accès à l’espace de jardinage
Les jardins communautaires attirent ces personnes qui n’ont pas accès à de l’espace de jardinage,
particulièrement ceux qui vivent dans des immeubles. Les jardins communautaires sont des
espaces accessibles à pied où les gens peuvent participer à du jardinage de loisir pour cultiver
une nourriture saine pour eux-mêmes.
Utilisation viable de l’environnement
Un jardin communautaire permet à des personnes préoccupées par l’impact de la production des
alimentssur l’environnement d’ avoir le contrôle sur la nourriture qu’ils consomment. Les gens
peuvent employer des méthodes biologiques dans leurs jardins de telle sorte qu’ils réduisent leur
exposition et celle de l’environnement aux pesticides.
Cultiver sa nourriture en ville réduit les coûts environnementaux liés au transport sur de cette
nourriture sur de longues distances. Le jardinage fait le lien entre les humains et la chaîne
alimentaire. Il encourage également le recyclage des déchets de la cuisine et du jardin par
l’utilisation du compost, réduisant ainsi la quantité de déchets emportés aux dépotoirs.
Développement et éducation communautaire
Les jardins communautaires aident à créer une image positive de la
combined. Ils ont aussi un impact positif sur la communauté. Le jardin
devient un lieu de réunion où les membres de la communauté s’entendent et
font connaissance les uns les autres. Ce qui aide à créer une solidarité, et
améliore la coopération du voisinage. Les jardins communautaires
permettent la coopération avec les membres de différents groupes ethniques
et de différents groupes d’âge. Tout au long de l’année les jardiniers et les membres de la
communauté d’Ottawa peuvent également participer à des ateliers éducatifs gratuits, mettant
l’accent sur le savoir-faire en jardinage biologique, aux questions reliées à la production
alimentaire, à l’environnement et à la préparation de repas nutritifs.
Table des matières
Préparation du terrain 1
Compostage 2
Semence 4
Compagnonnage 5
Plan de potager type 6
Guide de plantation 7
Contrôle d'insectes 8
Jardinage en contenant 13
Calendrier d'ensemencement 15
Légumes 17
La moisson 36
Préparatifs d'hiver 37
Glossaire 38
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Préparation du terrain
Souvent le terrain choisi pour un jardin est trop pierreux, trop sablonneux ou trop
pauvre pour faire pousser quoi que ce soit. La plupart des sols requièrent beaucoup
d’efforts pour rendre le sol riche, productif et cultivable.
Dès le début du printemps, lorsque le sol est assez sec, creusez à une profondeur de
8 à 10 pouces, brisezt les mottes et enlevez les roches trop grosses.Incorporez ensuite 3 à 4 pouces de compost à la terre. Le compost peut changer etaméliorer n’importe quel type de sol. Il
structure le sol sablonneux et aide à garderl’eau. Si le terrain est dur et argileux, le compost le rendra plus perméable et
permettra un meilleur drainage. En plus le compost enrichira graduellement le sol
d’éléments nutritifs au cours de la saison.Une autre façon d’améliorer le sol consiste à planter une culture de couverture ou
engrais vert dans votre potager au début de l’automne (mi-septembre. Ces herbes
font ressortir des éléments nutritifs du sol et produisent del’azote à partir de l’air etde l’eau. Mélangés au sol, ils contribuent à la structure et l’enrichissement de
celui-ci.
Parmi les bonnes cultures de couverture, mentionnons la luzerne, le sarrasin, letrèfle, le seigle, l’orge et le blé d’hiver. Ces plantes doivent rester humides pour
germer. Prenez soin de les incorporer au sol avant que les pousses atteignent
5 pouces et qu’elles forment des graines. On peut aussi utiliser cette méthode, auprintemps, dans la partie non-utilisée du jardin, pour le préparer pour l’année
suivante.
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Compostage
Une façon efficace d’enrichir votre sol !
Qu’est-ce que le COMPOST ?
Le compostage c’est la décomposition contrôlée des matières végétales, telles que:
feuilles
coupures de gazon
mauvaises herbes
ordures ménagères
Des minuscules créatures, des bactéries, des champignons, des vers et de petits insectes dévorent
ces matières et les transforment en compost - c’est ce qu’on appelle la décomposition. On sait
que le compost est prêt quand il devient brun foncé, émietté et à l’apparence d’un terreau.
Pourquoi mettrais-je du compost dans mon jardin ?
Le compost offre plusieurs avantages au jardin. Incorporé à la terre, il améliore le sol tout en le
gardant plus humide. Il retarde la pousse des mauvaises herbes et devient une excellente source
de fertilisant.
Comment faire du compost ?
Rien de plus simple que le compostage. Conservez les restes de fruits et légumes, les coquilles
d’oeufs, moulure de café et les feuilles de thé, gardez-les dans un contenant hermétique, jusqu’à
que vous l’apportiez au jardin. Jetez vos restes dans le composteur régulièrement, et assurezvous
de nettoyer votre sceau pour qu’il ne sente pas mauvais. Il faut aussi ajouter les feuilles et
les herbes sarclées de votre potager.
Trois règles à suivre pour un bon compost :
1. Coupez les déchets en PETITS MORCEAUX pour faciliter la décomposition.2. Balancez bien les quantités de DÉCHETS SECS (feuilles mortes, herbes, épis deblé-d’Inde)
aux DÉCHETS HUMIDES (feuilles de thé, café, restants de fruits etlégumes, herbe fraîchement coupée). Il est préférable d’avoir un mélanged’environ 1 partie humide et 2 parties sèches; si le composte devient trop sec,
arrosez le..
3. Assurez-vous de tourner votre compost pour permettre à l’air d’y pénétrer. La
décomposition sera accélérée et les odeurs moins fortes. La pile de compost pourrait sentir
mauvais si elle n’est pas assez aérée.
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Que peut-on incorporer au compost?
AJOUTEZ EVITEZ
Ajoutez
Restants de pain, gâteaux, nouilles, coquilles
d’oeuf, déchets de fruits et légumes, poches
de thé, mouture de café, mauvaises herbes,
feuilles mortes, herbes et branches
déchiquetés.
Évitez
Beurre, fromage, lait, viande, huile, beurre
d’arachides, gras, mayonnaise, vinaigrette,
crème sure, yogourt, matière fécale
d’animaux
Quand et comment utiliser le compost ?
On peut mélanger le compost au terreau à l’automne ou printemps avant
de faire les plantations. Ou, on peut l’utiliser comme paillis sur les
plantations.
Au printemps on peut s’en servir pour recouvrir les semences.
On peut ajouter du compost autour des fleurs et des légumes après que les
plantes atteignent une certaine maturité.
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Semences
Lorsque vos plants sont robustes et en santé, vous en laissez
quelques-uns fleurir, pour produire des semences pour l’année
suivante. Vous n’avez qu’à cueillir les graine des plantes, les
laisser sécher, et les semer le printemps suivant.
• Cette méthode s’applique aux radis, brocolis et épinards que vous laissezfleurir pour produire leur semence.
• Pour les haricots et pois vous les laissez sur la vigne jusqu’à la fin, puis vouscueillez les pois de leur cosses.
• Pour les légumes comme la courge, le concombre et le piment, vous leslaissez sur le fruit attaché au plant jusqu’à ce qu’ils soient durs et
inconsommables, ils sont alors prêts à fournir leur semence.
Certains végétaux ne produiront des semences qu’après la deuxième année. Vous
les laissez dans le jardin tout l’hiver et vous patientez jusqu’à la deuxième année
avant de recueillir les semences. (Il faut beaucoup de paillis dans la région
d’Ottawa pour que ces plantes survivent à l’hiver.)
• Dans cette catégorie on retrouve les betteraves, les choux, les carottes, lescéleris et les oignons.
Les semences doivent être séparées de leurs cosses ou enveloppes, nettoyées et
étalées dans une assiette sur le rebord d’une fenêtre à l’intérieur pour chauffer au
soleil. Une fois séchées, vous mettez vos semences, bien identifiées dans des
contenants (verres ou plastiques) étanches dans un lieu sombre, frais et sec, et vous
êtes prêts pour l’an prochain. (Un réfrigérateur ou un congélateur est ce qu’il y a
de mieux)
N.B. Parfois, certaines semences que vous achetez sont des hybrides et ne
produiront pas de nouvelles semences, car elles sont stériles. D’autres sont
auront été fertilisés par des insectes, avec du pollen, créant ainsi des
hybrides.
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Compagnonnage
• Le compagnonnage est une méthode de planter ensemble différents légumes, fines herbeset fleurs qui favorisent la croissance, tout en s’entraidant à tenir les insectes à distance.
Vous pourriez décider de recourir à cette pratique parfois très utile.
• Certaines légumes poussent mieux l’un près de l’autre, tel la tomate et la carotte.
• Dautres dégagent une odeur ou même une réaction chimique par les fleur ou par lesfeuilles, qui repoussent certains insectes.
• Dautres encore enrichissent le sol en poussant, comme les pois et les haricots. Ilsfournissent certains éléments nutritifs qui favorisent la culture d’autres plantes.
Tableau des plantes compagnons pour le contrôle d’insectes
PLANTES CONTRÔLE COMPAGNONS
Basile
Mouches et moustiques Tomates et toutes autres plantes
Ails Pucerons, mouches d’oignon, tétranyques et
charançons
Tomates et choux
Raiforts Doryphores (punaises à patate) Patates et aubergines
Oeillets d’Inde Nématodes, cryocères de fèves et plusieurs
autres espèces
Patates, tomates, fraises, haricots et la
plupart des plantes
Menthes Piérides de choux, altises ou puces de terre Tomates, choux
Capucines Mouches blanches, mineures, chrysomèles
(punaises de courge)
Haricots, brocolis, choux, patates, courges,
radis et tomate
Poivrons forts Pucerons, chenilles et rongeurs Pulvériser et saupoudrer sur les feuilles et
par terre, pour tous les plantes
Romarins Piérides ou mouches de chou, cicadelles Choux, brocolis, carottes, haricots, courge
et tomates
Sauges Mouches de choux et carottes Choux, brocolis, carottes
Pensées Insectes volants, fourmis, chrysomèles, punaises
de courges
Arbustes et arbres à fruits, courges tomates
et concombres
Thyms Piérides de choux Choux et brocoli
Absinthes Mites ou pucerons, piérides altises et petits
rongeurs
Semer autour du jardin comme bordure
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Plan de potager type
Voici un exemple de la façon de disposer un potager : quand vous l’ensemencerez à
nouveau l’an prochain, vous pouvez faire une rotation des sections pour que les mêmes
plants poussent ensemble, mais dans une partie différente du potager. C’est ce qu’on
appelle la rotation des cultures. Cela aide à confondre les parasites qui aiment dévorer
certaines plantes. Et, la santé du sol est améliorée, parce que certaines plantes tirent
beaucoup d’éléments nutritifs du sol, alors que d’autres en ajoutent. Le déplacement des
plantes évitera qu’une partie du potager devienne dépourvue d’éléments nutritifs.
Ce n’est qu’un exemple. Quand vous commencez votre potager, vous constaterez peutêtre
que certaines plantes poussent mieux à un certain endroit du potager. Vous
constaterez aussi peut-être que d’autres ne poussent pas bien dans votre potager, malgré
vos efforts. Chaque potager est différent. L’expérience est le meilleur guide !
Suivez les directives sur les paquets de graines, pour établir l’espacement adéquat.
Toutes les plantes n’ont pas besoin du même espace.
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Guide de plantation des légumes dans la région d’Ottawa
1ère semaine de mars - Semez les oignons à l’intérieur- Mettez les patates douces dans l’eau pour germer
1ère semaine d’avril - Commencez les tomates, piments et aubergines à l’intérieur- Commencez les choux précoces et la laitue romaine à l’intérieur
si vous avez un châssis froid
Mi-avril - (ou dès que le sol est meuble) plantez les pois, les radis, la laitue
et quelques oignons de semence comme verdure à l’extérieur
3e semaine d’avril - Transplantez les choux et la laitue romaine dans le châssis froid1ère semaine de mai - Commencez à semer les pastèques et les cantaloups à l’intérieur- Commencez un conteneur de concombre à salade à l’intérieur
- Plantez les betteraves et les carottes pour une récolte hâtive, les
épinards, les bettes et les oignons de garde à l’extérieur
Mi-mai - Commencez le maïs hâtif à l’extérieur (si le sol est assez chaud)
- Plantez les pommes de terre primeur--
Dernière semaine de mai - Coupez les plants de patates douces en pièces de 7 à 8 po. et
mettez-les dans 2 ou 3 po. d’eau pour qu’ils fassent des racines
- Commencez le maïs de mi-saison, les haricots verts, les
concombres et courges à l’extérieur
- Transplantez les tomates et les piments à l’extérieur
1ère semaine de juin - Plantez les fèves de lima et l’okra à l’extérieur- Transplantez les patates douces, les pastèques, les cantaloups et
les concombres à salade à l’extérieur
2e semaine de juin - Plantez le maïs tardif à l’extérieur- Plantez les carottes pour conserves d’hiver, les betteraves,
rutabagas et pommes de terre à l’extérieur à la fin de la semaine
- Commencez les choux de fin de saison (chou, chou fleur et
brocoli) à l’extérieur pour les transplanter plus tard
1ère semaine de juillet - Plantez les légumes et chou chinois à l’extérieur- Transplantez les choux de fin de saison
Fin août - Commencez un potager d’automne de radis, laitue et petitsoignons
1ère semaine de septembre - Commencez les épinards et oignons de semence pour une récolteprintanière
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Conseil sur le contrôle d’insectes
Compost : Ajoutez le compost quand vous semez ou plantez de petits plants. Il
aidera vos plantes à rester fortes, saines et à mieux résister aux insectes et
aux maladies.
Nettoyage : Enlevez le bois et les plantes pourries à l’automne pour empêcher les
insectes d’y pondre des oeufs et (ou) évitez de trop arroser cette matière.
Cultures en alternance : Ne plantez pas les végétaux ou familles de végétaux au même endroit
chaque année. Vous confondrez ainsi les insectes qui restent au même
endroit année après année.
Plantes protectrices : Les insectes seront éloignés de vos plantes par l’odeur des plantes
compagnons. Semez les plantes compagnons en alternance dans votre
potager. Vérifiez la liste des plantes compagnons pour connaître le
meilleur compagnonnage pour votre culture.
Aides-jardiniers naturels
Coccinelles : Elles adorent les pucerons.
Vers de terre : Ils créent des espaces d’air dans le sol en mangeant et digérant la terre.
Les plantes à fleurs : Elles attirent plus d’insectes utiles dans votre potager. L’aneth et l’achillée sontformidables.
Recettes-maison pour insecticides naturels
Plusieurs matériaux peuvent servir d’insecticides naturels. Testez les produits que vous vaporisez sur
quelques feuilles de plants d’abord, puis attendez quelques jours et s’il n’y a aucun dommage aux feuilles,
vous devriez pouvoir l’utiliser.
Savon : Le savon à vaiselle dilué dans l’eau, puis arrosé sur les plantes, détruit et repousse plusieursinsectes et empêche l’éclosion des oeufs d’insectes. Assurez-vous d’humecter le dessus et le dessous des
feuilles.
Purée d’ail : Mettez en purée 15 gousses d’ail dans 2 tasses d’eau au malaxeur. On peut aussi écraser ouhacher finement puis diluer. Laissez reposer 24 heures puis bien filtrer le mélange. Aspergez bien vos
plantes avec le liquide, l’ail repousse plusieurs insectes et empêche aussi l’éclosion de leurs oeufs.
Poivrons forts : Écrasez ou mettez en purée ! tasse de poivrons dans 2 tasses d’eau. Filtrez. Portez desgants car le mélange peut provoquer une irritation. Attention aussi aux yeux. Vaporisez autour du jardin,
les rongeurs nuisibles, marmottes, ratons-laveurs et souris détestent l’odeur.
Cheveux ou poils : Répandez des cheveux ou des poils d’animaux autour du potager. L’odeur éloigneles marmottes.
Brindilles et branches : Couvrez vos rangs de semis avec des brindilles ou branches pour empêcher leschats de creuser. Après l’apparition des semis, enlever les branches.
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Lutte contre les ravageurs de jardins
potagers
La grande majorité des insectes présents dans le potager ne sont pas nuisibles. En fait, bon nombre
d’entre eux s’avèrent utiles et seulement quelques-uns font réellement des dommages. En outre, on peut
facilement minimiser l’incidence de ces derniers à l’aide d’un peu de prévention, de tolérance et de
travail.
Les plantes en santé
La meilleure défense contre les insectes ravageurs, c’est l’attaque. Commencez par vous assurer que vos
plantes sont en bonne santé et qu’elles poussent avec vigueur. Une plante saine et vigoureuse peut mieux
tolérer plusieurs types de dommages causés par les insectes, au moins, se régénérer. Aménagez votre
jardin dans un endroit ensoleillé où le sol est aéré et bien drainé et ajoutez amplement de compost. Si le
drainage du sol pose un problème, utilisez des plates-bandes surélevées. Tandis que le pH d’un sol
organique riche convient habituellement, certains sols acides et sableux peuvent nécessiter l’ajout d’un
peu de chaux. Comme l’a déjà écrit Thomas Jefferson, le 2ième président des États-Unis :
« Je soupçonne que les insectes qui vous accablent aient été encouragés par la faiblesse de vos plantes,
qui est le résultat du piètre état de votre sol. » [traduction libre]
La rotation des cultures
Si, chaque année, vous faites la rotation des légumes ou des familles de légumes apparentés que vous
cultivez, vous pourriez rompre le cycle de reproduction de certains insectes, surtout de ceux qui
appartiennent à des espèces relativement immobiles et qui passent l’hiver dans le sol ou dans des plantes
hôtes particulières. La rotation des cultures s’avère particulièrement efficace dans la lutte contre plusieurs
maladies transmises du sol telles que le pourridié fusarien des racines du haricot, la hernie du chou, les
maladies bactériennes des tomates et diverses affections des pommes de terre, lesquelles contribuent
toutes à affaiblir vos plantes et à les rendre plus vulnérables à une attaque d’insectes. En règle générale, il
faut faire la rotation des familles de plantes suivantes : Brassica (chou, chou-fleur, brocoli, chou de
Bruxelles, navet et radis); les solanacées (tomate, poivron, aubergine et pomme de terre); les légumesracines
(carottes, betteraves et panais); les légumes-feuilles (laitue, endive et épinards); les légumineuses
(haricots et pois) et les cucurbitacées (concombres, melons et courges). Comme l’assainissement du
potager est important, mettez-y du compost pour empêcher, le plus possible, certains insectes de survivre
à l’hiver.
La biodiversité et la plantation intercalaire
Augmentez la biodiversité en semant seulement de petites quantités du même légume à un endroit donné
(ce qui est habituellement la norme dans un potager). Tâchez de ne pas planter divers cultivars
appartenant au même groupe d’une







